Je tire le rideau

Cela fait quelques semaines que je cogite la fermeture de ce blog, j’utilise ce mot de fermeture un peu comme on ferme une house sur un vêtement que l’on range dans l’armoire car il n’est plus adapté : trop petit, démodé, trop abimé mais on ne veut pas le jeter…

Je l’ai commencé début février et je ressentais l’envie et le plaisir d’écrire et de partager, mes mots sont au passé, je ressens d’autres émotions aussi mais pas forcément agréable, de la frustation de la tristesse, un sentiment de solitude, à la base j’avais crée ce blog pour m’aider à surmonter des épreuves personnelles, je me retirais dans le virtuel en quelque sorte….

Dernièrement j’ai fait des choix de vie : dire non à un certain, dire oui à d’autres……. sans retour, des cendres, j’ai changé de boulot, repris l’intérim avec ce gros plaisir de bouger et rencontrer des personnes avec lequelles partager, échanger dans le réel, je me suis surprise à être ouverte, plus chaleureuse, plus en confiance.

Le bonheur semble me sourire depuis que je me suis dit : aides toi et le ciel t’aidera, donc acte, merci le ciel.

Je clos ce billet en remerciant ceux et celles qui m’ont permis d’avancer et mieux me connaître, merci à Pierre et à Jean Marie, de leur tendresse, de leur mot, de leur soutien,et puis bien sûr ce que je ne peux pas dire il comprendra…

Merci à celles qui ont aimé mon blog, qui l’ont parcouru avec tendresse et plaisir, Adèle je t’embrasse, très fort, Madeleine aussi bien sûr, mon coup de griffe à certaines la mémoire est courte……

A tous un bel été qui se continue et une vie pleines de merveilles.

Au revoir, rideau..

Hélène.

with you

 

J’adore ce clip envoyé ce week end, belle soirée et belle nuit, je vais au dodo tout de suite et je vous laisse rêver….

Parfois la vie fait de beaux cadeaux.

 

LB

Pour Adèle

En espèrant que cela te fasse plaisir. Bises à toi.

jolie découverte

One

Je rêve de les voir en concert, c’est énorme…

NB/Pour ceux et celles qui suivent les aventures de lady bovary, et bien mon voisin si séduisant est homosexuel, enfin il est peut être bisexuel, mais en tout cas, je l’ai vu ce matin en ouvrant mes volets embrasser son ami sur le perron de sa porte.

Let’s get lost

Le jour de la fête de la musique, mon grand plaisir fût ce film de Bruce Weber « Let’s get lost » , j’attendais depuis des dizzaine d’années de le voir, j’avais vu sur arte il y a bien 15ans un documentaire sur Chet Baker « l’histoire de l’ange aux ailes brisées », ce qui m’avait donné envie d’approfondir la vie et l’oeuvre de Baker dont la musique et le charisme m’avaient subjugués.

Alors la joie de voir que mon cinéma de quartier proposait pour un euro symbolique « ce film invisble depuis 20ans restauré en haute-définition « pour reprendre « la pub »qui allait avec.

Si Baker était originaire de la côte ouest, il était un des rares musiciens de jazz de cete scène à jouer avec autant de subtilité et de force, mais Baker ne se contentait pas de jouer il chantait aussi, et d’ailleur au début bêtement je croyais qu’il était avant tout un chanteur et non un musicien, « chet baker sings » et autres albums disons vocaux m’ont plus inspiré que les albums non vocaux.

 Ah! les chansons d’amour de Baker, heureusement que j’avais emmener mes kleeenex au ciné parce que je vous avoue que Lady a pas mal pleuré.

Vogue a dit de ce dilm : « ce film fétiche en noir et blanc sublime est un classique délectable, Rolling Stone lui : »quelque chose d’éternel, de poignant, de terriblement magnifique et de profondément honnête »… je le pense aussi.

Si Chet n’a pas pu se rendre à la première du film au Festival de Venise, c’est parce qu’il est mort le 13 mai 1988 à Amsterdam, suicide, réglement de compte, accident tragique et banal?

Sa vie peut aussi se décrire par ses mêmes mots : suicide long, à petits feux, réglements de compte envers lui même, accident qui n’en finit pas comme une chûte qui dure pdt des dizaines d’années et dont l’atterrisage traine…

Résumer la vie personnelle et la carrière de Baker tient de la gagure tant elles sont houleuses, compliquées, mouvementées, le film lui ne se réduit pas à cela, il va au délà de part l’esthétisme voulue et recherchée par le réalisateur, fan depuis longtemps, une sorte de road moovie, ou les flash backs, les entretiens avec ses ex, ses musiciens, ses amis cohabitent avec des instants ou l’on voit un Baker fatigué, abimé jusqu’aux os, articulant difficilement 2 mots car sous métadone ou flingué à l’héroine, encore elle, les yeux fermées , la bouche comme attendant un baiser final, on est touché par la grace encore palpable qui en découle même si la beauté fatale de ses 20ans n’est plus.

Ah la beauté de Baker, royale, altière, animale, une sorte de Nico au masculin (d’ailleur elle repris ma funny valentine, et elle considérait Chet comme un de ses artistes préférés) qui avait tout donné pour son art et s’en était brûlé les ailes…

Je vous laisse avec quelques morceaux et quelques photos de lui. Et puis même si vous ne connaissez pas Baker et que le jazz est décidément une denrée hermétique, foutaise, laissez vous aller voir ce film ou écouter les yeux fermés sa musique, elle vient des trippes, comme la mélodie que l’on dit tirer du feux qui brûle…

LB.

NB/Vous l’aurez deviné j’aime les photos de Claxton…futur billet, sur.

0094635942521A0301127ChetBaker5_rclaxtonbakerlet-s-get-lost-avec-chet-baker,M179332006

Bordeline

micro-cassure mais quand même, oui Lady Bovary parfois a l’âme d’une midinette, et heureusement même..

Max et les ferrailleurs.

romy2romy4romy5romy7

 

 

 

 

 Claude Sautet est le réalisateur qui me rend mélancolique, c’est automatique, et si Philippe Sarde fait la musique alors là bingo, j’adhère (attention mélancolie douce, voluptueuse, mais un gros cafard de m…).

Je crois que Sarde, j’en ferais un billet tant sa musique est importante, décisive.

De Sautet, j’ai vu et revu les plus connus « Une histoire simple », « César et Rosalie », « Max… », »François, Paul et les autres », « Les choses de la vie » (dont j’ai adoré le roman de Guimard), j’ai quelques souvenirs de « Garçon » avec Montant, et « Mauvais fils » avec P.Dewaere qui me passionnait à 15ans et dont je décortiquais les films dans lesquels il jouait.

Sautet, c’est la grisaille de la France des années 70, et tout ce décorum dans lequel j’ai baigné et dont les souvenirs sont ultras précis à défaut de souvenirs plus personnels ou intimes, ces films sont de petites madeleines de Proust que je déguste régulièrement, j’y trouve un contentement inpartageable, précieux, que je ne ressens devant aucun autre film français, cette marque de fabrique, c’est tellement personnel qu’il est difficile de ne pas avoir d’avis tranché, on aime ou pas, dur de trouver un entre-deux.

Les couleurs sont grise, bleue, noire, souvent sales, pas de pastel, le quotidien est parfois digne d’une étude sociologique, les études de caractère lucides et froides, vient réchauffer l’ensemble les tourments des coeurs et des esprits de ces trentenaires ou quinquagénaires plus ou moins perdus, névrosés, tourmentés dans une France qui essayent de sortir d’une rigidité Gaullienne et qui entre dans un temps pas très bien défini, bancal, brumeux.

Les dialogues de Dabadie sont de comme ceux d’Audiart, on les réécoute, on fait « rewind « pour mieux les comprendre, pour mieux s’en imprégner, pour mieux les comprendre comme un parfum que l’on sent plusieurs fois. 

Sorti en 1971, film de C.Sautet, avec deux de mes acteurs français, Picoli et Schneider, c’est un policier à la différence d’avec les films cités plus haut.

Lily rencontre un homme qui prétend s’appeller Félix et qui serait banquier sauf qu’il est flic et qu’il a une dent dure contre les voleurs et autres braqueurs de banque, un hold up réussi lui a fait perdre de son prestigue et il décide de manipuler un vieux copain reconverti en voyou de banlieu, la compagne de celui-ci est Lily, vous voyez l’embrouille… Je n’en dit pas plus, ce film est au fur et à mesure prenant, envoutant, Picoli est décidément mon chouchou, sa voix, son physique, sa capacité à envoyer de l’émotion rien que dans le bon geste et dans le ton de sa voix, son regard jamais au hasard, il est troublant de justesse.

On retrouve aussi Romy, le rôle avait été proposé à Deneuve qu’il a refusé net, puis à Marlène Jobert, en pleine gloire à l’époque, qui prit mal le fait qu’on lui propose un rôle de prostitué!!! Romy lut le synopsis et bien sûr accepta, elle aimait tant Sautet.

Romy y est belle, encore, femme-objet qui décide de se prostituer en indépendante, fêtarde et protigue, elle est gaie et sincère, elle tombe peu à peu en amour pour Félix, dont elle devine la peine et la tendresse mais trop tard, femme-objet instrumentalisé pour redorer le blason d’un vieux flic qui se sait fini, femme-objet d’un mari trop lâche pour la regarder dans les yeux, Romy m’éblouie comme un soleil, comme une eclipse dont on aperçoit le côté lunaire dans ses yeux tristes et son sourire de petite fille fragile, Romy me fait frisonner tant elle respire la perfection et tant elle en est modeste.

On y croise un Boby Lapointe négligé et retardé, tout en muscle et en balourdise, un grand artiste aussi, bouffé par l’alcool et autodestructeur mais quelle grace.

François Perrier aussi en comissaire de Nanteresse est un second rôle charismatique et juste.

Bref que du bon pour ce polar bien noir, et désabusé.

LB

Brigitte Bardot me fait pleurer

Les cinéphiles qui ont vu « en cas de malheur » et « la vérité » me comprendront, car si Bardot est un sex symbole, une des plus belle femme au monde, infiniment sensuelle et sexuelle, elle est aussi une grande actrice, et là je me demande si sa beauté finalement ne l’a pas plus déservie qu’autres choses.

« En cas de malheur » m’avait soufflé, mais là « la vérité » m’abat!! Elle est parfaite, et pour cause.

je résume : film de Clouzot, que j’adore, sorti en 1960, avec Samy Frey, Charles Vanel, Paul Meurise, M.J.Nat entre autres parmis les plus connus des acteurs.

Et Brigitte Bardot.

Clouzot eut l’idée du scénario en allant voir des procès, il fût du reste épauler par un producteur généreux qui lui donna une enveloppe avec quelques millions de francs bien confortable, et puis Bardot, dont le mythe créé par Vadim n’était plus à faire, (1952)  les entrées furent nombreuses à la sortie du film.

Le film fut un beau succès, il eut le prix du meilleur film étranger à Hollywood, oui oui.

L’histoire est simple : une jeune femme oisive, amorale, belle à se damner provoque les hommes et celui de sa soeur,( véritable modèle de l’époque de rigidité et de bienséance), joué par Frey.

Celui ci en tombe amoureux, bien sûr,mais leur histoire est embrouillée par les caractères des deux amoureux, l’un est exclusif, égoiste, carrièriste, mais les apparences vont lui donner raison, et Bardot, elle, plus idiote que méchante dans ses dérives, est éprise d’une liberté que l’on peut comprendre, elle a 20ans, elle habite Paris au début des années 60,  fréquente les caves de jazz et s’entoure d’artiste et d’étudiant épris comme elle d’absolu et d’indépendance.

Bref, rapidement le couple se déchire, se mutile……

Ce que j’ai aimé dans ce film et qui m’a bouleversé c’est l’indéniable modernité de Clouzot que je trouve oublié de nos jours, 50 après, je n’en reviens pas, les réalisateurs de « la nouvelle vague », eux, considéraient Clouzot comme appartenant à un cinéma trop vieux, avec le temps, on se rend compte à quel point ils se sont trompés.

L’histoire est bien entendu bien construite, le présent se passe aux assises, c’est le procés de Bardot, on y découvre l’absurdité d’un jugement, les traditions poussièreuses des vieux avocats, les regards plein de préjugés des jurés, représentants d’une France d’après guerre qui n’a pas envie de voir ses fautes et sa responsabilité dans les mesquinerie du quotidien, les atrocités historiques…je passe..

Français bien pensants, vérouillés dans leur quant à soi qui regardent à la loupe cette dépravée de Bardot, qui intuitivement sent bon les pavés à venir d’un 68 encore lointain.

De l’autre, des flash-back qui nous permettent de comprendre ce qui s’est passé, et qui nous permettent surtout de découvrir la personnalité de Bardot, complexe, à la fois ange et démon, femme-enfant et femme-fatale, qui s’enfuit dès qu’on la sert trop mais qui peut alors aussi vous reprochez votre froideur, dur dur de s’y retrouver devant ce puzzle inachevé, coloré et enervant.

Il y a des séquences à couper le souffle tant Bardot respire le drame, déjà, il se disait à l’époque du tournage qu’elle était en pleine dépression nerveuse et qu’elle avait attenté à ces jours, elle était maman à l’époque et marié avec Charrier, le couple battait de l’aile, elle ne pouvait s »occuper comme elle le voulait de Nicolas son petit garçon, son sécrétaire avait balancé à la presse des secrets d’alcove, bref, c’était la merde, est que sa vie l’a inspiré pour certaines scènes, c’est possible.

De sa voie de petite fille, aux accents trop aigus, de ces manières précieuses , de sa mou boudeuse et altière, on pourrait croire impossible d’en tirer une larme, et bien c’est là sa force et son charisme, malgré toute cette légèreté, elle y arrive, pas besoin d’avoir un visage de  madone, une voie profonde, des airs de tragédienne pour être tragique.

Les répliques entre Vanel et Meurise sont géniales, pleines d’humour et de finesse, le jeu de Nat avec son côté « fille de bonne famille » est une belle découverte, et Frey reste un de mes acteurs préférés tant il se fond dans ses personnages, il ne joue pas, il est.

On y découvre aussi le Paris de la fin des années 50, petits clins d’oeil à mon esprit coquet, les tenues de Bardot sont à se pamer, tour de taille proche du 55cms et tour de poitrine avoisinant le 95, des jambes longues et minces (elle était danseuse), elle est au summum de sa beauté, elle a 26ans (elle est née en 1934).

Je vous laisse avec quelques photos et j’espère vous avoir donner envie de voir ou revoir ce film, encore un Clouzot, oui encore un, et il y a aussi « les diaboliques », « le corbeau », « journal d’une femme… » que de merveilles.

LB.

brigitbrigit2brigit3brigit4brigit5

Arjun Rampal ou le voisin qui voulait du sel

Je viens de voir mon voisin de quartier, ou plus précisement, mon voisin de quartier vient de me demander…….. du sel, je vous jure que c’est vrai!!

Et il ressemble à Arjun Rampal, quand j’ai ouvert la porte, j’ai dit d’ailleur : « ARJUN RAMPAL », et il m’a répondu : « Euh, oui on me le dit 30foispar jour mais non je suis J. votre voisin »

Et bien, n’étant pas sensible aux charmes des Indiens,enfin ne m’étant jamais poser la question de savoir si c’était un style d’homme qui pouvait me plaire ou pas, j’avoue que ouah, en photos, je tourne les pages, à la télévision je zappe mais devant moi, j’apprécie…

Je vous laisse peut être rêveuse, en tout cas, je vais rapidement aller chercher du poivre la semaine prochaine chez lui, ih ih ih..

arjun_rampalarjun-rampal-34-g Cette dernière photo est incroyablement ressemblante,je reste sans voix